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BARATH Wladislas

5 rue Victor Hugo

67800 HOENHEIM

L'industrie pharmaceutique

 

 

Je ne sais pas qui est le courageux qui a osé faire le parallèle entre l’industrie pharmaceutique et l’industrie automobile, mais la comparaison vaut le détour.

Aujourd’hui, quel que soit le problème que nous présentons, la réponse mène invariablement à la médication. Mais nous ne le remarquons pas parce que tout est organisé pour que cela soit ainsi. Si on ramenait ce principe à un autre domaine, nous hurlerions, tellement c’est gros. C’est purement une atteinte à notre liberté. Pourtant, des gens réagissent, mais tout est étouffé. Lisez ce texte. C’est une manière intéressante de voir la chose.

 

Merci à Pierre Biron, du blog "centpapier.com, le journal citoyen du Québec pour la francophonie" pour avoir publié ce texte, qui permet à chacun de devenir un peu plus responsable de sa propre santé.

 

 

Si Big Pharma contrôlait l’industrie  automobile…

  1. Une intermédiaire coûterait plus de 2 millions $CA, avec une marge de profit de 15 000%
  2. La même voiture se vendrait au Mexique pour moins de 5 mille dollars.
  3. Les démarcheurs des grands manufacturiers inciteraient le Canada à intensifier le contrôle et la surveillance, sinon la répression, des vélos, des trains, des avions, des autobus, des gymnases, des souliers de marche, des métros.
  4. Ces autorités fermeraient les yeux sur l’absence de ceintures de sécurité, de sacs gonflables, de tests de collision rapportés avec transparence. Les fabricants organiseraient des campagnes de peur pour décourager l’usage des transports publics.
  5. Les instances fédérales, bénéficiaires des largesses de cette industrie, légiféreraient pour donner l’immunité juridique aux grands fabricants qui en ont assez d’être poursuivis, individuellement ou par recours collectifs, à cause de leurs voitures peu sécuritaires. On ne pourrait plus poursuivre un fabricant fautif.
  6. Les importations d’automobiles de l’étranger seraient bannies et on n’aurait pas le droit de les apporter de pays où elles coûtent moins cher.
  7. La promotion de modèles prétendument nouveaux continuerait, même si ces modèles n’offraient aucun avantage sur les modèles produits avant 1975.
  8. Les ingénieurs qui conduisent des essais de collision avec mannequins et en déduisent blessures et décès, seraient censurés et inscrits sur une liste noire pour les empêcher d’être financés pour poursuivre leurs études de sécurité. On ne trouverait dans les revues spécialisées que des articles favorables aux modèles de l’année.
  9. Les concessionnaires seraient visités par toute une armée de représentants leur offrant des enveloppes grises, des invitations, des boni sur les ventes, des vacances, des cours dans des villégiatures de luxe pour  les motiver, des séminaires sur les techniques agressives de vente, afin de promouvoir leurs nouveaux modèles au détriment des vieux modèles moins chers et tout aussi valables.
  10. Les cours de conduite seraient annulés dans tout le pays. Tout comme les cours de mécanique automobile. Au lieu d’enseigner comment éviter les accidents et comment réparer les voitures usagées, on ferait tout pour encourager l’achat des modèles de l’année et envoyer à la ferraille les voitures usagées. La date de péremption serait… péremptoire
  11. On encouragerait l’achat de plus d’une voiture, un modèle pour faire les courses, une autre pour les ados, une troisième pour le chalet de campagne; on cesserait la production des voitures les moins chères à l’achat et les moins gourmandes en carburant. On mousserait la vente d’accessoires parfaitement inutiles, après avoir convaincu les consommateurs qu’ils en avaient besoin, celle de moteurs dont la puissance excessive ne pourrait qu’augmenter le risque d’accident.
  12. Tandis que la publicité montrerait des conducteurs heureux parcourant des paysages époustouflants, les nouvelles voitures auraient autant de défectuosités que les anciennes, et après quelques années n’offriraient ni le confort, la performance, la fiabilité ou l’économie promises.
  13. Les dépliants multicolores vantant les vertus des nouvelles voitures seraient accompagnés d’un livre d’instruction, certes exigé par les autorités canadiennes,  décrivant les précautions à prendre, les risques à éviter, les pannes possibles, les réparations mineures, l’entretien périodique, la façon de reconnaitre un problème mécanique qui remettrait la sécurité en cause… mais il serait pratiquement illisible et inutilisable par le profane
  14. Certains modèles porteraient les conducteurs à avoir des comportements inattendus, dangereux, comme des colères au volant ou des conduites suicidaires
  15. On vous vendrait des modèles dont les promesses ne se réaliseraient pas, incapables de gravir les côtes les plus ardues, de freiner dans des limites acceptables, d’économiser l’essence, d’accélérer tel que promis, de protéger les occupants en cas d’accident, dont les coûteux accessoires ne contribueraient que très rarement au plaisir de la conduite.

On ferait de chaque citoyen un conducteur…

Et on le traiterait comme un malade.

 

 

N’oubliez pas : si vous voulez trouver un problème quelque part, vous en trouverez un, et c’est encore plus vrai pour le corps humain. Il n’existe pas un seul corps parfait. Nous présentons tous des anomalies rien de plus normales, mais lorsqu’on y met un nom scientifique, c’est déjà une « maladie » et les industriels se régalent de l’issue parce qu’il semble qu’au final, c’est toujours eux qui gagnent et jamais vous.

 

 

Wladislas BARATH

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