Un ami m’a informé un jour d’une technique indispensable en thérapie faisant sans doute la synthèse de toutes les psychothérapies actuelles. Il était convaincu que cela allait m’intéresser et m’ouvrir la voie à de nouvelles perspectives. Malheureusement un seul livre était traduit en français et selon, lui, la traduction était mauvaise. Ayant du mal à lire l’anglais, j’ai opté pour ce dernier, malgré cette défectuosité. Il paraît qu’en Amérique, cette technique - le focusing dont Eugène Gendlin en est l’auteur – est en vogue. En France, très peu de personnes la connaissent.
J’ai eu du mal à le lire. Je confirme : la traduction n’est pas des meilleures et je pense que cela porte grandement préjudice au génie de cette technique. Le focusing est une technique cinématographique qui consiste à passer d’une image nette en avant-plan (où tout l’arrière-plan est flou) à une image de l’arrière-plan et à la rendre nette (du coup, l’avant-plan devient flou). L’idée brillante est de l’adapter au psychisme. Vous partez d’une sensation corporelle et vous remontez jusqu’à ce qu’il y a derrière, son origine. Seul bémol : l’application pratique est un peu ardue au début, pour la simple raison que pénétrer dans les émotions est un peu révulsif, surtout quand elles ne sont pas positives. Or c’est bien là qu’il faut souvent chercher.
Le mettre en pratique fut très dur. Et puis un jour, je n’avais plus le choix. Je ne pouvais plus fuir mes émotions. Je devais me plonger dedans et guérir définitivement d’une extrême faiblesse de la sphère O.R.L. où n’importe quelle petite fatigue ou stress étaient prétexte à un rhume carabiné, même en été. Et ça tombe bien, parce que dans ce domaine, une anecdote vaut mille théories.
Les travaux de rénovation
Nous venons d’acheter notre maison. Quelques rénovations s’imposent et comme beaucoup, nous effectuons certains travaux nous-mêmes pour réaliser des économies. Mais je n’avais pas compté sur la nécessité de refaire tout le plancher d’une des chambres. C’est une maison des années trente. Les anciens utilisaient des scories entre les poutres du plancher pour isoler. Ce sont des débris carbonisés, noirs comme le charbon, et c’est un très bon matériau aux multiples qualités. Cependant si vous avez à le sortir, c’est une autre affaire ! Et j’ai dû malheureusement le faire.
La semaine, je la passe au cabinet. Le week-end, je suis dans la nouvelle maison, dans les travaux. Tout se passe bien. J’arrache le vieux plancher d’un côté de la pièce et casse l’ancienne dalle sur l’autre partie de la chambre. C’était sans doute le socle d’une ancienne cuisine ou bien d’une salle d’eau comme ils le faisaient à l’époque. Il y a énormément de gravats à sortir. Je ne pensais pas qu’il y en aurait autant. Et que de poussières ! Misère !
Le travail est physique. Je transpire et voilà que dimanche soir, je sens que je vais à nouveau être malade. Une grippe ou autre chose. Je reconnais les prémisses. Je suis habitué. Depuis tout petit, je tombe facilement malade et c’est toujours le même cirque : mal à la gorge, puis ça remonte dans le nez, pour finir par plein de pus dans les sinus. C’est jaune, vert, épais et je suis malade comme un chien. J’ai en général de la fièvre avec. C’est classique, sauf que ça m’arrive de nombreuses fois dans l’année. Je dirais même anormalement fréquemment. Le moindre stress est une porte pour cette saloperie. Même à mon mariage, j’étais malade. Et là, je sens que la semaine sera difficile.
Nez encombré, mal de gorge qui évolue en bronchite, accompagnés de fièvre, la semaine est en effet laborieuse. Mais le week-end approche et je retrouve mes forces, prêt à continuer les travaux dans cette pièce qui deviendra la chambre de notre fille.
Le supplice de Sisyphe, condamné à faire rouler indéfiniment une énorme pierre jusqu’en haut de la montagne
Je me replonge dans la galère : destruction puis évacuation des gravas jusqu’à la déchèterie. Le même travail se répète du matin au soir. Je suis dans la poussière, mais cette fois, pour ne plus être malade, je m’équipe d’un masque performant. C’est franchement plus confortable et je n’ai plus cette poussière noire dans les narines quand je me mouche. Mais cela n’est pas suffisant ! Dimanche soir, je sens à nouveau la maladie qui refait surface. La gorge est irritée et je pressens que je serai encore une fois pris comme la semaine d’avant. Et ça ne manque pas : je suis grippé toute la semaine !
Même si cela semble logique – puisque dans la poussière - ce qui est choquant, c’est que cela se reproduit chaque week-end, quatre semaines consécutives. Alors que je me crois enfin sur le chemin de la guérison, les travaux à la maison me replongent chaque fois dans cet état maladif. La quatrième fois, je n’en peux plus d’être malade. J’en ai franchement marre. Toutes les nuits, je me lève parce qu’encombré au niveau des voies respiratoires. Je ne peux plus respirer. Je suffoque, je tousse et j’ai mal à la gorge. Je prends tout ce que je peux pour dormir un peu, mais chaque nuit, j’ai un peu plus mal. À la fin, je suis quasiment aphone et exténué.
Et puis une nuit, je n’ai plus rien pour soulager. Plus de spray, plus de sirop, plus de pastille. Il est deux heures du matin et je n’ai plus le choix, je sais qu’il va falloir fouiller dans mes émotions. Trouver l’origine. Régler enfin la cause. Je le savais, mais je le fuyais. Maintenant, il faut s’y jeter. C’est alors que je me souviens du focusing.
Je n’ai plus envie de fuir
Couché dans le lit, le spray anti-douleur vide, je cherche enfin à comprendre ce qui se trame dans mon corps. Il est deux heures du mat., je cogite. Pourquoi donc ce bordel ? Bien évidemment, tout de suite, je raisonne: « C’est normal de tomber malade après avoir respiré autant de poussière ! Ça colle aux muqueuses. Ça les irrite ! ».
J’ai failli tomber une fois de plus dans le panneau, sauf que quelque chose cloche : cela se reproduit à l’identique, comme un disque rayé. La raison continue : « Je n’ai fait que rentrer et sortir de la maison. Chaud, froid, chaud, froid… Et après, tu t’étonnes d’être malade ! »
Cette fois, l’explication ne me suffit plus. La douleur que j’ai là, dans la gorge, je n’en veux plus. Avoir ça tous les ans, et même plusieurs fois dans l’année, alors que d’autres n’ont jamais rien, c’est énervant. La gorge, le nez, ce sont mes points faibles et à chaque fois, je choppe une angine qui dégénère et franchement, j’en ai marre.
Cette fois, je sens l’ambiguïté. D’un côté la raison dédramatise et de l’autre, j’ai peur d’entrer dans les émotions, trouvant n’importe quelle prétexte pour ne pas m’y atteler. Et pourtant, ma motivation est au plus haut point. Je veux me débarrasser de cette maladie qui me suit depuis si longtemps. Je décide alors enfin d’aller fouiller dans le fond. Bien évidemment, ça fait peur. J’ai une appréhension. C’est plus simple de se trouver des excuses bidon et de rester dans la prudence émotionnelle. Là, je me sens à l’entrée d’un espace sombre et obscur, franchement insécurisant, dans lequel je vais devoir plonger. L’angoisse.
Mais évidemment que ça fait peur ! L’émotion à l’origine, sur laquelle nous avons buté, est d’un inconfort terrible. Et le cerveau va tout faire pour ne pas nous remettre en contact avec cet ouragan affectif. Il faudrait être fou pour aimer les plaies émotionnelles.
Allez ! Je m’y engouffre !
La descente aux enfers
- Bien ! Cette fois-ci, je n’ai travaillé que dans une pièce du premier étage. Je ne suis pas sorti continuellement de la maison. Je suis resté là dans cette pièce…. Ok ! Allez ! Je me remets dans la pièce. Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce qui se passe dans mon corps quand j’y suis ?
Je laisse venir l’émotion.
J’attends. Il me semble sentir quelque chose.
- Qu’est-ce que c’est que ça ?
Et tout d’un coup, sans prévenir, s’élève un mouvement de panique. Je suis complètement abasourdi d’avoir une telle réaction sortie de nulle part.
- C’est quoi ça ?!
Il y a deux secondes, je ne pensais même pas que c’était possible. Je m’attendais à tout, mais pas à ça ! Là, ça pique ma curiosité, parce que je revis quelque chose, tout en étant dissocié en même temps. J’explore plus en avant tout en m’observant attentivement.
- Cette sensation de panique, qu’est-ce que ça me rappelle ? Où l’ai-je eue pour la première fois ?
Je cherche intérieurement des moments de mon passé où j’avais eu cette sensation. Je descends chronologiquement dans ma mémoire, en m’arrêtant à chaque souvenir important de ma vie que je prends comme repère. À chacun de ces instants, je m’imagine le revivre et me pose la question « Là, à ce moment, est-ce que cette panique faisait déjà partie de moi ? Est-ce que je connaissais déjà ce sentiment ? »
Tout passe : notre mariage, le jour où je rencontre ma femme, mes années de fac., le baccalauréat, l’internat, etc. Doucement, comme au jeu du chaud/froid, je me rapproche de la première fois où j’ai vécu au plus fort cette sensation. Au départ, je m’arrête sur chaque souvenir bateau, évident, dont je me rappelle bien, juste pour déterminer approximativement la période où tout cela a pris naissance. Puis, de fil en aiguille, lentement, j’arrive là où tout a commencé. C’est comme si on prenait l’ascenseur vers une destination très désagréable - et que pourtant on connaît bien - mais qu’on ne veut plus revivre, comme si elle faisait partie de la vie d’avant. Une partie de soi laissée à l’abandon dans les méandres de nos souvenirs.
Vous êtes arrivés !
J’arrive dans ces années où nous vivions au premier étage du magasin de mon père, commerçant. Je sens que le « monstre » est là. J’ai peur de retrouver cette émotion, mais je ne veux plus fuir.
- Oui, oui ! C’est ça ! Je vivais ici des moments d’angoisse. Mes parents ne le prenaient pas au sérieux, mais quelque chose me terrorisait.
Pendant quelques instants, je tourne en rond. Je n’avance plus. Je cherche alors des pistes intellectuellement. Je me pose des questions pour suivre cette sensation et lui donner de nouveaux élans.
- Bon, je sais que le mot panique vient du dieu Pan, ce démon aux pieds de biche qui effraye les gens en faisant du bruit, la nuit, dans la forêt. Est-ce que cette angoisse correspond à un bruit qui me fait peur ? Est-ce que j’avais peur du bruit ?... Moui. Tous les soirs, j’entendais la clenche de la porte du couloir s’ouvrir. J’avais l’impression qu’un vieil homme entrait. Il me terrorisait. Mes parents ne comprenaient pas. Mais cette panique, ce n’est pas la même sensation.
Me voilà dans une impasse. Je décide de revenir à la sensation.
- Bien. Qu’est-ce que je ressens exactement ? Ou plutôt dans quelle pièce de l’étage je retrouve ce ressenti ?
Je me projette dans le souvenir. D’abord dans ma chambre. L’angoisse est plus forte si l’image se joue dans la nuit. Mais elle ne provient pas de ma chambre. Je me projette dans la salle de bain, la chambre de mes parents, etc. L’angoisse de plus en plus forte. J’approche. Je le sais.
Je me demande pourquoi certains ont besoin de voir des films d’horreur ! Il y a finalement en soi tous les meilleurs thrillers du monde et tant de choses à régler. Je pense qu’on préfère voir ça dans la vie des autres plutôt que chez soi. C’est clair que devenir son propre héros et aller sauver une partie de soi du passé est nettement moins glamour. Cependant, je me rends compte qu’il faut un sacré courage pour le faire.
Je m’avance dans la chambre de mon petit frère. Je fais le silence en moi et observe mon ressenti dans cette pièce. Je suis proche, mais ce n’est pas de là que vient cette panique. Il ne reste plus que la chambre à coucher de mon frère jumeau. Quelque part, je sais que c’est là que tout se joue, mais je n’osais pas y pénétrer de but en blanc.
- Oui, cette ambiance a le même gout que cette sensation. Mais qu’est-ce qui me fait peur autant ?
Cette fois, j’y vais.
La planète interdite
Je suis au premier étage de la maison de notre enfance. J’ai sept ans. Il s’est passé une chose qui m’a terrorisé. Après cela, j’ai eu peur toutes les nuits pendant quelques années. En imagination, je m’approche de la pièce et je suis happé par le souvenir. Je me vois assis au dos du lit, avec mes parents et mes frères, à regarder un film en noir et blanc.
Je revois tout. Ce n’est plus moi qui guide la scène, c’est la scène qui se joue à moi. Sur le petit écran, je découvre un film fantastique en noir et blanc : la planète interdite. Depuis 19 ans, une équipe d’explorateurs ne donne plus aucun signe de vie. Une nouvelle expédition est envoyée pour résoudre le mystère. Sur place, ils ne découvrent que deux survivants : un professeur et sa fille, accompagnés d’un robot aux intentions pas très claires. D’étranges choses s’y passent. La planète semble dotée de pouvoirs parapsychiques. Peu à peu, un membre après l’autre décède étrangement. Une chose invisible semble les attaquer. Pour s’en protéger, une barrière électromagnétique est érigée autour de la base. Mais les attaques continuent. De fil en aiguille, le capitaine se rend compte que la planète matérialise nos propres vices inconscients et que le professeur est mu par de fortes pulsions de meurtre qui prennent vie en la forme d’un phénoménal lion invisible. La bête est énorme. Foncièrement mauvaise. Son seul but est de tuer pour tuer.
Je suis paniqué. Je me rends compte aujourd’hui que ce film était violent et très difficile à comprendre pour mon âge. Je ne savais pas ce qu’étaient l’inconscient et les pulsions de meurtre, etc. Tout naturellement, j’ai, plus tard dans ma vie, exploré en pensant à un penchant naturel, la psychologie et la face cachée de l’être humain. Je me rends compte aujourd’hui que je cherchai une réponse à ce qui m’avait traumatisé enfant.
Le lendemain de ce film, j’ai été malade comme jamais. J’étais resté à la maison, frissonnant, fiévreux, délirant, le nez plein de pus. La tête dans un étau. Je n’étais vraiment pas bien. Tout semblait déformé. J’avais des hallucinations et une profonde angoisse. J’étais perdu.
La plus importante des questions
Tout en revivant la scène et le film, ma douleur ne s’estompe pas d’un iota. Je fouille alors dans mon ressenti.
- Ok. Qu’est-ce que je ressens en voyant ce film ?… J’ai peur. Mais cela ne me guérit pas…. Bien. Y a-t-il autre chose ?
J’essaie de détailler. Mais je suis dans une impasse. Jusqu’au moment où je m’interroge :
- Mais qu’est-ce qu’il m’aurait fallu ? De quoi aurai-je eu besoin à ce moment précis ?
À l’instant même où je me pose cette question, une chaleur apparaît dans les pieds et remonte jusqu’à la tête. Une phrase s’impose comme une évidence :
- J’aurais voulu que ma mère me protège. Qu’elle se lève et qu’elle appuie sur le bouton pour éteindre la télévision !
J’aurais voulu qu’elle coupe la télé pour nous dire que c’est un film qui fait peur, un film pour les grands et pas pour les petits.
La chaleur monte très vite. De mes pieds, elle arrive à la gorge et pouff ! La douleur disparaît instantanément, comme par enchantement.
En même temps, intuitivement, je comprends instantanément pourquoi ce film a donné cette angine, pourquoi les amygdales, ce que représente le monstre pour les enfants, ce que doit faire l’adulte pour ses petits, etc. Tout ça est instantané et profondément libérateur. Comme si je venais de réaliser un exploit herculéen.
J’ai compris que le monstre est une agression extérieure ; que les amygdales sont censées protéger des agents pathogènes qui proviennent de l’extérieur ; que lorsqu’un enfant a peur du monstre, c’est que quelque chose du dehors l’a terrorisé ; que la taille des amygdales augmente pour bloquer l’intrus et la fièvre, elle, est une solution parfaite pour se protéger et appelle la présence des parents au foyer (à la maison, avec les parents, l’enfant est en sécurité) ; et que les parents ont ce rôle de sentinelle qu’ont les amygdales et qu’ils doivent protéger l’enfant des agressions extérieures. Interdire, recadrer, rassurer, être présent et sécurisant.
Épilogue
Étais-je guéri pour autant ? Non, pas tout de suite. L’angine a évolué en bronchite, mais je ne me sentais pas malade. Ensuite est apparue une sinusite, chose que je n’ai jamais eue, mais je ne me sentais pas malade. Certes, j’avais très mal en penchant la tête en avant, mais j’étais heureux de pouvoir enfin comprendre les patients qui se plaignent de sinusites ! Ensuite, et enfin, j’ai eu une conjonctivite, mais je ne me sentais toujours pas malade. J’étais étonné de vivre tout cela dans la quiétude. Je sentais que j’étais enfin délivré de cette sangle invisible autour du cou.
Depuis, je ne sens plus cette faiblesse constante au niveau de la gorge. Je n’ai plus peur des changements de température, ni même des patients qui se présentent enrhumés au cabinet. Et chose surprenante, parler ne me coûte plus en énergie. Je peux même chanter sans tomber malade.
De longs mois plus tard, je suis retombé malade. Mais maintenant, je n’ai plus de pus dans le nez et la gorge n’est plus comme elle était. C’est un petit rhume qui n’a rien à voir avec ce que je connaissais avant. En revanche, maintenant, ça descend plutôt dans les bronches. Et je sens que bientôt, une nouvelle exploration sera nécessaire pour me délivrer de ces émotions toxiques que j’ai laissées dans mon passé.
J’ai permis à d’autres personnes de bénéficier de cette technique pour régler leurs problèmes. L’outil n’est pas difficile. Plutôt anxiogène, dirais-je. Le plus dur est de se lancer. Et puis, le vocabulaire n’est pas le même pour chacun. C’est parfois un peu difficile de se faire comprendre. La majorité des gens ont vécu très peu d’expériences de ce genre. Elles sont plutôt les victimes de leurs émotions. En devenir l’acteur est une position nouvelle et parfois difficile. Il n’en reste pas moins que le plus grand barrage à cette technique, comme à bien d’autres, est une forme d'aspiration malsaine où l’on espère que ça va marcher, sous-entendant qu’avec évidence, il y a de fortes chances que ça ne marche pas. C’est une grande porte ouverte à l’échec qui donne encore une fois l’illusion que c’est la faute à quelque chose d’externe à soi, alors qu’il faudrait simplement s’interroger sur « qui a une nouvelle fois laisser la porte ouverte ? »
Beaucoup lisent pour accumuler savoir et connaissances. J’aime particulièrement les méthodes comme les ouvrages sur la magie. Ils expliquent le truc et c’est à vous de faire. Ils ne peuvent pas faire plus ! Alors vous vous retroussez les manches et vous reproduisez étape après étape ce qui est décrit. Vous le faites une fois, puis deux, puis des centaines de fois jusqu’à rendre le geste fluide et naturel. Tout savoir se transforme en savoir-faire ainsi. Par l’expérience. Faire, défaire et refaire, il n’y a pas meilleur moyen pour apprendre. Alors vous aussi, vous pouvez partir d’un livre comme celui-ci, faire et défaire ces émotions toxiques que vous avez cachées au fond de vous, pour retrouver une santé bien méritée. Pour tout vous dire, je pense que la majeure partie de nos maladies ne sont que l’expression de nos émotions refoulées. C’est extrêmement difficile de se l’avouer, mais c’est une des meilleures pistes pour guérir. Si vous vous en sentez le courage, achetez ce livre et tentez l’expérience. Peut-être comme moi, vous n’oserez pas vous lancer, mais vous aurez la technique au fond de votre esprit. Et puis un jour, dos au mur, vous vous jetterez dans le vide. Vous oserez et vous réussirez.
Wladislas BARATH


