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BARATH Wladislas

5 rue Victor Hugo

67800 HOENHEIM

La douleur : pourquoi souffre-t-on ?

 

Dans un hôtel huppé du XVème arrondissement à Paris, une alarme retentit. A la régie, un voyant clignote indiquant un feu dans la chambre 301. Le responsable appelle un professionnel qui arrive après un quart d’heure. « Oh ce n’est rien ! C’est une nuisance sonore aigue! » déclare-t-il sans hésiter. Un nouveau terme scientifique et voilà le responsable rassuré. Le professionnel se dirige vers le voyant et débranche l’ampoule. La sirène cesse son hurlement. Le grand expert quitte l’établissement avec les remerciements du gérant de l’hôtel. Le silence est enfin retrouvé. Les clients ne se plaindront pas. Oui, mais voilà : une heure après, les chambres voisines font des siennes et les diodes de la régie clignotent de plus belle. Heureusement, l’expert a la solution : il les débranche à leur tour.

 

Vous pensez que cela est de la fiction ? J’avais à l’époque une Peugeot 405 dont le radiateur surchauffait. Le voyant du radiateur s’affichait sur le tableau de bord. Je m’arrêtais et constatais que le liquide de refroidissement bouillait et s’échappait du bouchon d’entrée laissant couler le liquide sur le sol. J’ai laissé la voiture au garage : il ne pouvait la réparer que le lendemain.

 

Hélas, le garagiste fit un petit tour avec et ne trouvait rien. Il me la rendit en m’informant qu’il ne lui trouva rien de particulier.

 

Le problème revint dès que je fis une quinzaine de kilomètres. Je la ramenais donc chez mon garagiste qui me refit le même scénario : il réessaya le lendemain, mais ne vit toujours rien.

 

Après ma troisième plainte. Il « étudia » savamment la voiture et me la rendit réparée. C’était le capteur de température qui était à l’origine de la panne. Lorsque je lui demandais de me garantir que la voiture me permettrait de réaliser une longue distance, il me dit très clairement « Oui, oui, y’a pas de soucis ! ».

 

Je suis parti dans la semaine pour la Hongrie. Bien évidemment, je n’y suis jamais arrivé : le moteur a cramé sur l’autoroute. Il m’en a coûté plus de 4000 euros.  Ceci m’a servi de leçon ! Je décidais de garder l’évidence comme repère et de ne plus me laisser embobiner par un individu au titre quelconque d’expert.

 

 

Le corps est une machine vivante

La différence entre une machine - telle la voiture - et le corps humain est que ce dernier est animé par la vie. Alors qu’une pièce défectueuse dans un mécanisme se change et se remplace, dans le corps, les cellules travaillent activement pour détruire et  reconstruire selon les besoins, sécrétant plus, ou moins, telle ou telle substance, et se multipliant ou se divisant selon les besoins de chaque tissu. En permanence, elles s’adaptent aux conditions environnantes.

 

Dans une machine, on remplace. Dans le corps, on permet à l’organisme (aux cellules) de faire son travail sans entrave. Il le fait bien et sait très bien le faire. Pour preuve : observez comment se construit le fœtus dans le ventre de la mère. Œuvre impossible de reproduire et qui devrait forcer le respect ! Et pourtant beaucoup voient dans le corps une machine imparfaite qui – sans la médecine – ne tiendrait pas longtemps. Ils oublient que le corps humain a des milliers d’années d’évolution. S’il était si imparfait, il n’aurait pas tenu aussi longtemps !

 

 

La douleur a une fonction

Il n’existe rien dans le corps qui ne soit inutile. Prétendre le contraire est ignorance. Enlever l’appendice affirmant que de toute façon ça ne sert à rien n’est pas sain. Et même si les répercussions d’une telle chirurgie ne sont pas immédiates (le corps est une machine formidable capable de tenir debout malgré tout ce qu’on lui fait subir), je ne gagerai pas que cela soit anodin à long terme. Se focaliser sur les bénéfices immédiats et baisser les yeux sur le long terme n’est pas une attitude adulte.

 

Si tout dans le corps est important, alors pourquoi la douleur ? Parce qu’elle a un rôle et est utile au bon fonctionnement de l’individu.

 

Quand on souffre, cette affirmation est cruelle. Or l’objectif ici n’est pas de nier la souffrance, mais de lui apporter une solution.

 

 

A quoi peut bien servir une douleur ?!

De prime à bord : à faire réagir ! Nous le faisons tous ! Quand quelqu’un nous blesse, nous n’avons qu’une envie : le blesser aussi. La douleur montre donc un dysfonctionnement et est une injonction au grand cerveau de réagir. Je m’explique :

 

Anatomiquement, la colonne se compose de 33 vertèbres. Nous pourrions saucissonner le corps en 33 segments correspondant aux 33 étages vertébraux. Devant chaque vertèbre se trouvent des ganglions nerveux. Un à droite, l’autre à gauche. Ils représentent respectivement Monsieur et Madame le Ministre du territoire dont ils s’occupent. Leur rôle est de gérer le fonctionnement harmonieux de leur territoire. S’il arrivait un dégât (traumatisme, agression par un organisme étranger, etc.), ils agiraient en conséquence en dirigeant à l’endroit concerné les cellules nécessaires pour rétablir l’ordre et réparer.

 

Si la tâche dépasse leurs compétences et s’ils n’arrivent pas à gérer tout seuls la défectuosité, ils envoient un message aux ministres de l’étage au-dessus et en-dessous pour demander leur aide.

 

Et si les ministres des trois territoires voisins n’y arrivent pas, alors un message est envoyé au Président notre cerveau sous la forme d’une information de douleur, sollicitant ainsi notre conscience et imposant une réaction d’une plus grande envergure.

 

Il s’agit donc de répondre à la douleur plutôt qu’à l’éradiquer dès son apparition. Répondre, c’est savoir l’écouter et se poser des questions.

 

 

La douleur est une alarme

L’objectif du patient (étymologiquement : celui qui endure et qui souffre) est de comprendre le signal de la douleur et non de l’éradiquer à tout prix (et quel prix !?). Ne soyons pas comme ces barbares qui tuaient le messager avant qu’il ait pu dire quoi que ce soit ! Ce type d’attitude ne marche pas avec soi-même.

 

Je sais que c’est dur d’entendre cela pour celui qui souffre. Mais il n’a pas le choix : comprendre ce qui dysfonctionne. La douleur est un message. Une alarme qui signal quelque chose qu’il va falloir trouver.

 

 

Si la douleur est une demande, il est impératif d’y répondre !

Trouvez sa fonction et vous pourrez répondre à la demande de l’organisme. Je l’ai découvert pour les brûlures. Un jour, je m'étais brûlé les doigts avec une marmite. Je claquais des dents et devenais tout pâle quand – étrangement - je me suis surpris à me poser la question :

 

- J’ai bien vu que je me suis brulé. Alors pourquoi les cellules de mes doigts m’envoient-elles une information de type douleur ? S’il s’agit d’une demande, qu’attendent-elles de moi ?

 

Eh bien, j’ai trouvé et j’ai répondu intérieurement à leur demande, considérant mes cellules comme des personnes et m'adressant à elles comme on s'adresse à nos proches. La douleur a disparu en 10 secondes. Les cloques n’ont pas émergées. La peau est devenue pourpre (une couleur très très particulière, difficile à décrire, mais qu’on n’oublie jamais) et la sensibilité n’a pas été altérée. Malgré une peau légèrement écailleuse, j’avais gardé entièrement le sens du toucher à l’endroit, ce qui semblait paradoxal. Je dois dire que le résultat m’a surpris.

Et bien que surprenant, je l’ai réitéré maintes fois sur moi, mes enfants, mon épouse et d’autres personnes.


Je peux affirmer une chose : même si je n’ai pas toutes les réponses, répondre à la demande de la douleur la fait cesser.

 

C’est pourquoi, avant de débrancher le système d’alarme, peut-être est-il intéressant de se demander de quoi il avertit ? Imaginez que les cellules soient comme vos enfants et posez vous cette question :

 

Que me demandent mes cellules de si important pour elles ?

De quoi ont-elles besoin ?

 

Wladislas BARATH

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